L’espace en tremblement

Toujours je ne trouverai de par la foule que tes yeux dans l’espace en tremblement

Month: avril, 2010

Pourquoi la poésie ou l’impression d’exister.

Que me permet la poésie? Que m’offre-t-elle? C’est bien d’amener un sujet par des questions. Mon amie prof de métho en littérature vous le dira.  Ce billet qui me fait sortir de mon confort, je dois le dire. Car il n’est pas poésie. Mais en guise de réponse, voici, fort brièvement.

Que me permet, donc, cette poésie à laquelle je me commets. Elle me donne l’impression d’exister. Sédentaire, je ne voyage que par elle, ma bohème. Elle me permet de me nommer. De te nommer.

C’est une poésie parfois inachevée que je présente ici, dans mon laboratoire.  Et donc, c’est sans prétention, et dans son sillage, que « je marche à toi ».

Le solstice d’été

J’aperçois le contour flou des paysages

De par cette fenêtre qui permet d’atteindre

À la fois l’hier et le solstice d’été

J’ai si peur et je te porte

Aussi fort que le marteau frappe cette corde

Aussi loin que le lointain permet d’y croire

Nous serons ailleurs

Dans très peu de temps

Ne plus te voir

pour Paul-Éluard

Ai-je souffert d’écrire ces mots

et de ne plus attendre?

j’ai souffert de l’espérance

et espéré ne plus te voir.

Pour Paul-Marie Lapointe

les forts vents

agitent tes cheveux

mais ta seule présence en paralyse

la violence.

Il n’y a que toi

enracinée au sol.

Tu es arbre.

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