La fulgurante
au regard pourpre
Ce matin-là
Posted in Poésie on 08/10/2009 by Marie-Andrée B.L’aube est sans lumière
alors que, fragile, soudain,
le jour d’après ne nous parvient pas
pas plus que le reste du monde
ou le froid de l’automne.
Le savoir ira saccager les églises
les synagogues
mais ce matin-là
malgré que le monde entier éclate
jamais rien ne le brisera.
S’incliner
Posted in Essai on 07/10/2009 by Marie-Andrée B.Danser au bord du gouffre en chantant «Tu m’aimes-tu ? » Il me semble que c’est ça la vie.
Je me demande souvent pourquoi je fais ce que je fais, pourquoi je suis ce que je suis, pourquoi ne pas être ailleurs. Souvent je m’incline devant tant d’incertitudes, devant la beauté d’«Eleonor Rigby».
Tout le monde fait un doctorat dans la vie. Tout le monde pense être un peu poète et tout le monde joue de la guitare. Tout le monde aime Gaston Miron.
Qu’est-ce qui reste ?
«Tu m’aimes-tu», «Eleonor Rigby», Gaston Miron et toi.
Je suis ici
Posted in Essai on 05/10/2009 by Marie-Andrée B.Je ne serai jamais comédienne, ni ne vivrai dans le Mile-end.
Faisant le deuil d’un monde auquel j’aurais voulu appartenir, je pleure mes échecs, et admire les portes contre lesquelles je me suis si souvent frappée.
Je vais dans tous les sens, les idées se mêlent; je rêve de lire la correspondance de Pauline J. et Gérald G.
Dans le café où je suis, le tourbillon du monde se présente comme l’orgueil d’un chien qui rêve d’attraper sa queue et fait tout pour y parvenir.
Les poètes du Krieghoff : je les regarde tous et les observe. Je parle d’eux. Il me faut savoir où j’en suis.
Je suis ici.
Le bien paraître
Posted in Essai on 28/08/2009 by Marie-Andrée B.Ton humanité stérile me donne envie de vomir, sale con.
Les auréoles du temps
Posted in Poésie on 28/08/2009 by Marie-Andrée B.Cent vagues battues par la sueur
filent et se forment à mesure.
Je les vois poindre et mourir,
puis renvoyer à ma figure
les auréoles du temps.
Notre histoire elle-même
ne voit pas le bout de son commencement.
Mon passage ici
Posted in Poésie on 27/08/2009 by Marie-Andrée B.Je nage à travers
ceux que j’aime
et te retrouve
dans l’intimité du réel
Sans voie battue à même
le sol ou les cieux
ou le sel
mais l’envers se cristallise à travers ton regard
et me porte à croire, me donne à voir
que tout est si vrai
Je te comprends de par-delà mon corps
en mon être-toi
où je puise la substance
de ce monde hors duquel je m’inscris
je te sens si près
Dans un élan je pose sur la page
ces quelques mots.
Tracés, ils restent des repères
de mon passage ici.
présence au monde
Posted in Essai on 15/06/2009 by Marie-Andrée B.Et puis il y a toujours ma présence au monde qui me questionne. Plus le temps passe, moins c’est clair. Au final, ce sera sans doute un vrai de vrai bordel. On se le demande toujours sans doute. Et autant de questions ne font que se dépasser l’une l’autre laissant l’impression que l’urgence d’y répondre ne fait qu’augmenter. Toujours. Comme une course folle dans «l’asile de la pureté».
Et puis tout change de toute façon, c’est vrai. Et se saisir des lignes fuyantes qui tracent le chemin semble rigoureusement impossible. On ne vieillit pas, pas plus qu’on se tait.
le même parcours de vie que tout le monde
Posted in Ma bohème on 13/05/2009 by Marie-Andrée B.Rien de tel. Marcher, Arrêter prendre un espresso. Acheter des billets de théâtre. Bouquiner. Typique.
Rien de tel. Death Cab for Cutie, une cigarette et un livre à faire. Rêverie.
Rien de tel. Une guitare. Bonheur.
Quand ça me prend je me raisonne. J’ai de la chance et n’ai pas trop la trouille. Pas assez, en tout cas, pour m’obliger à faire le même parcours de vie que tout le monde.